Voyage Drôme/Montgenèvre




VOYAGE MONTGENEVRE 2010


Jeudi 18/03/2010


Ferme Le Grand Cordy

Nous devions partir à 8 heures...et nous sommes partis à 8 heures (clin d'oeil au journal de 2002).
Nous passons prendre Annie et Christian; le temps est couvert et doux.
Petit arrêt café après Nantes avec galettes Traou Mad.
Casse-croûte sur une aire d'autoroute après Tours: le temps se découvre et la température monte à 20 degrés, petit vent sec.
Nous rencontrons les premiers cols d'Auvergne; des blocs de glace subsistent sur les contreforts à Clermont.
Dans la voiture, tout va bien: je tiens le coup en suçant des bonbons qui, curieusement, me tiennent en éveil, Christian fait des mots croisés.
A la tombée de la nuit, arrivée au Grand Cordy après avoir un peu tâtonné [Christian et moi sommes retournés à pied sur la route pour reconnaître le panneau d'indication].
Il s'agit d'une ferme traditionnelle comme il nous sera expliqué tout à l'heure: j'engage la conversation avec un homme de La Rochelle qui arrive de Grenoble, nous parlons de la pluie et du beau temps, plus précisément de la neige et du soleil; la femme aubergiste nous accueille et nous installe dans nos chambres dont il n'y a trop rien à dire.
Nous voilà dans la salle du repas, une ancienne cuisine de la ferme: les deux couples de La Rochelle et de Paris s'y trouvent déjà: silences qui durent, du mal à communiquer naturellement mais bon, nous arriverons tout de même à obtenir quelques bribes, le monsieur parisien a bien connu Crozon et en a des regrets depuis que la villa familiale est passée dans d'autres mains. Ceux de La Rochelle ont une fille, semble-t-il, un peu sur la réserve [j'avais écrit autre chose, initialement].
Avant de boire notre première bouteille de vin (il y en aura deux autres !) - qu'on avait soif! - la patronne nous a récité la petite histoire de la ferme: en fait, elle serait la plus vieille bâtisse de Grignan, immeuble classé " du patrimoine de la Drôme", première présence humaine 7-8ème siècle, "potager", fourneau local ancien, vieux système ancêtre de la machine à laver le linge, réfection de la cheminée en cours, four à pain, çà a toujours fumé, çà fume et çà fumera encore pendant bien des calendes, je crois.
La patronne est bien de sa personne mais elle devrait tout de même "s'arranger", mon opinion n'engage que moi-même, bien sûr... 


Nos convives n'ont pas eu besoin de nous demander nos origines, les deux premières bouteilles de vin étant passées de vie à trépas oui, après une très courte vie [les autres étaient à l'eau ou presque].

Repas:
Salade de endive, pomme et oignon rouge, lapin rôti aux olives, pommes de terre, tarte aux pommes, café, vin rouge, pas de vin blanc mais du rosé.

L'ambiance pouvait faire penser aux romans de Jean Giono, à ses personnages arrivant à la nuit tombée dans d'aussi vieilles auberges, aussi taiseux que nos voisins.
Dans la chambre, j'ai pu utiliser la wi-fi convenablement...je consulte rapidement...le monde a, semble-t-il, continué à tourner sans nous.

Vendredi 19/03/2010

Toits de Grignan

Bonne nuit calme dans le silence, à part Christian qui a entendu le flux de l'autoroute du Sud à quelques kilomètres de là; il m'a dit qu'il avait des problèmes d'audition...bref, alors moi aussi, je vais devoir consulter.
Petit déjeuner copieux avec des confitures maison que nos dames achèteront tout à l'heure [paiement en espèces demandé et obtenu].
Au revoir à la dame, bien mieux attifée ce matin.
Première visite pour Grignan sous un beau temps frais: nous prenons le chemin d'accès - bordé de rosiers aux noms scientifiques indiqués - au château et à la collégiale où se trouve le tombeau de Madame de Sévigné [la rosace au-dessus de l'entrée est de toute beauté].
Nous contournons ensuite le vieux village qui se réveille puis continuons.
Nous voyons les champs de lavande aux touffes noires dans l'attente du printemps, nous nous inquiétons de ne pas remarquer les amandiers qui devraient être en fleur.
Les vignes sont bien taillées, prêtes pour le départ en sève.
Après Grignan, Nyons où nous revisitons la place des Arcades puis la chapelle " du haut" où les arbres devant l'autel ont été déjà taillés; les mêmes jeunes lycéennes passent...sans doute leur chemin de traverse...ou de rendez-vous.


Petit tour dans les venelles en lacet cimentées, retour sur la place des Arcades où Annie et Charlotte usent de leurs charmes pour acheter un peu de charcutaille puisque nous avons opté pour un pique-nique; pour ce qui concerne le vin, nous restons - si je puis dire - sur notre faim mais, basta, nous quittons Nyons et ses olives un peu chères au kilo TTC; nos dames s'apitoient sur un homme un peu SDF sur la place...un peu moins SDF que les autres qui, eux, le sont franchement! [...il a du souffrir dans la vie!].
Sur la route, la conquête du litron s'impose, il nous faut du vin, il est midi, tout est fermé, il est impossible d'envisager un repas sans vin; premier arrêt infructueux, deuxième idem...troisième, le bon, le propriétaire a semblé émerger d'une sieste peut-être méritée pour nous vendre une de rosé et une autre de rouge et pas de baratin sur la longueur en bouche, on est pressé, Monsieur, voyez-vous?


Nous nous sommes donc arrêtés un peu plus loin dans une garrigue où végétaient quelques pins odorants mais où proliféraient thym et romarin: vin fraîchement acheté, charcutaille, œufs durs, fruits, de quoi bien se sustenter en de telles circonstances.
Après un début de somnolence, nous repartons vers Vaison-la-Romaine puis bifurquons à l'arrivée vers Malaucène, ce qui va nous faire gravir, en voiture, le Mont Ventoux encore sous la neige, du moins suffisamment pour ne pouvoir accéder au sommet; nous avons croisé des cyclistes qui, bientôt, diront qu'ils l'ont faite, cette montée.

Redescente vers la plaine, toujours sous un beau soleil, notamment Crillon-le-Brave où nous nous arrêtons pour revoir le Relais et Châteaux: Une employée nous dit que nous pouvons prendre le thé, clients de l'hôtel ou pas; la société propriétaire rachète au fur et à mesure les maisons contigües du village pour les intégrer à l'ouvrage principal, d'où la particularité de l'hôtel.
Nous accédons à la salle de bar nouvellement ouverte où nous ne tardons pas à être abordés par le propriétaire ou du moins un des associés, convaincu sur notre seule allure que nous étions clients de l'hôtel: discussion à bâtons rompus, chacun dans son rôle, les uns convolant de relais et châteaux en relais et châteaux pour tuer leur ennui, l'autre ayant reconnu le pigeon idéal à ferrer car le C.A. ttc. laisse à désirer, ce qui me sera confirmé lorsque j'irai régler, un tarif à 50% nous étant d'emblée proposé, dure dure l'époque!
Ensuite, après avoir admiré une Ferrari cabriolet, conduite - ainsi en avons-nous décidé - par un trader londonien [nous sommes aidés par la plaque minéralogique] accompagné de sa maîtresse, genre cagole [paff, on ne peut pas tout avoir, tout de même, hein, Christian !], nous divaguons un peu autour des Dentelles de Montmirail entre Bédouin et Caromb où notre hôtel-restaurant semble effectivement fermé, puis nous finissons à Beaumes-de-Venise, fin de notre périple de la journée: nous trouvons sans trop de mal nos chambres d'hôtes. 
accueillis parChantal et Georges d'une façon convaincante: huit verres et une bouteille de Beaumes-de-Venise [eux aussi ont du être guidés par notre plaque minéralogique]; Georges intrigue particulièrement nos dames car il est svelte, d'abord [leurs époux ne sont pas sveltes] puis il porte des bijoux on ne peut plus féminins, dont un bracelet façon serpent le long de son poignet et une chevalière avec des éclats d'émeraude [leurs époux n'en portent pas]. Bref, on n'est pas là pour admirer ou laisser admirer, nos hôtes nous conseillent l'auberge Saint Roch pour nous sustenter, réservation est faite.
Nos chambres sont belles [même si un peu chargées, avec des adages sur les murs ou les coussins] au rez-de-chaussée devant la piscine, la Provence est là, c'est sûr.
Nous allons à pied au restaurant, nous sommes vendredi soir, les jeunes sont dehors, la Provence est là mais aussi les prémices du printemps, tout est bien.
La patronne nous accueille avec son accent chantant, nous continuons par quatre autres verres de Beaumes avec tapenade [pourvu qu'on tienne!]
Repas:
Foie gras avec macarons, nems aux chèvres avec salade,
croustade d'agneau aux herbes et tapenade, petits légumes et pommes de terre à l'huile d'olive,
gâteau tiramisu et fondant au chocolat et fruits rouges, café et mignardises.
vin: rouge de Beaumes [Les Terres Jaunes], excellent mais corsé [pourvu qu'on tienne !]

Retour digestif à pied.
De retour, je me branche sur Internet sans difficulté [je ne le sais pas encore mais, par un miracle qui s'appelle 3G, je vais pouvoir utiliser cette connexion jusqu'à Montgenèvre] pour charger nos photos de la journée.


Samedi 20/03/2010

Chez Chantal et Georges

La nuit a été bonne même si, personnellement, j'ai été un peu gêné par les bruit des VMC et du chauffage mais, bon, je vais encore me faire traiter de "p'tite bête"!
Au petit-déjeuner, plus que fourni, nous sommes avec une famille de Dieppe...rien à dire.
Nous engageons une conversation avec Chantal et Georges sur l'informatique et internet, ma doué, ils n'auraient pas du: je présente encore mes excuses si j'ai monopolisé la parole, je suis allé chercher mon ordi pour tenter d'être plus explicite, je les ai transportés dans un monde virtuel, gmail, google, etc... ils étaient séduits [ils ne savaient pas encore que - sans savoir - je leur piquerais leur clé 3G].
Toutes bonnes choses ayant leur fin, nous réglons notre note [les deux séjours par chèque et non par carte] et partons vers le sud de la région.


Nous voulions montrer Venasque à Annie et Christian et nous l'avons bien vu mais pas le Venasque que nous avions vu en 2002 ou, du moins, que nous avions cru voir: j'avais le souvenir d'une rue étroite avec des maisons "presque hôtels particuliers" avec de vieilles portes majestueuses en bois de chêne mais rien...même pas l'école d'où sortent les petits enfants...bizarre, entre les pertes de mémoire et les mémoires un peu trop précises!
Nos amis sont polis et semblent nous faire confiance pour la suite ...

Nous commençons par revenir sur nos pas où les amandiers et autres fruitiers sont désormais en fleur puis pensons à rejoindre, sans plus tarder, Sault là haut dans les lavandes et le début de montagne.

Nous empruntons une route dite touristique que ne doivent emprunter que les touristes tant la route est de peu d'intérêt [du moins pour le chauffeur...qui doit bien regarder les abords!]; c'est le début des paysages de garrigue, au fond coule La Nesque; des buissons de buis taillés bordent la route, nous nous demandons comment les cantonniers s'y prennent pour parvenir à ce résultat.
A un moment, nous croisons dans ce désert un pauvre hère hirsute - semblable à un vétéran du Vietnam - avec son chien idem hirsute, puis, plus loin, des pancartes sur presque tous les arbres "interdiction absolue de pénétrer...sous peine d'être abattu [là, je rajoute, de mémoire, hein!] ; nous décidons donc qu'il s'agit d'un reclus vivant avec son chien truffier - nous entrons dans le pays de la truffe - interdisant formellement à quiconque de pénétrer dans son territoire truffier, le voilà habillé pour le restant de l'année [à savoir qui ils sont, en réalité, ces pauvres!].
Nous parvenons à un très petit village - Monieux - les quelques voitures qui sont parvenues à stationner sont du Vaucluse, adresse donc de bonne augure.
L'auberge est une simple auberge de village, semblant être tenue par le maire: les plats sont préparés avec ou autour de la truffe et du gibier; le restaurant est plein de clients déjà satisfaits, nous sommes installés près de la grande fenêtre, face à un beau paysage de montagne.
Christian questionnera le maire, via la serveuse, à propos des buis taillés...visiblement, personne ne semble avoir remarqué ces buis.
Repas:
verrines de velouté de courges à la Chantilly [salée],
terrine de sanglier aux truffes,
civet de sanglier,
crème brûlée et sorbet, café.
Vin rouge "Côtes du Ventoux" du coin.

Sault
Bien repus, Sault maintenant, le village somnole, rapide promenade, le magasin de produits provençaux n'existe plus, le vent est aigrelet...nous continuons.
Nous montons vers le Nord, le paysage devenant plus vert, pour rejoindre Laragne; très vite, nous retrouvons les routes plus importantes, nous faisons le plein, nous arrivons à la tombée de la nuit à Serre-Chevalier puis Briançon.
La neige est là, bien présente, nous sommes samedi soir, tout le monde est pressé de rentrer au chaud.
Nous arrivons à Montgenèvre sans encombre, seulement un peu décontenancés par le nouveau tunnel et sommes accueillis par Françoise et Henri dans leur chalet neuf, bois de sapin clair, magnifique.
Visite du chalet et choix des chambres: nous avons "Janus" avec sa salle d'eau intégrée et Annie et Christian la chambre "Chaberton", nom de sommets locaux.
Aussitôt nos bagages déposés, apéritif champagne et whisky avec amuse-gueules (cérémonial répété chaque midi et soir), dans l'attente du match France-Angleterre que nous gagnerons, le grand Chelem avec.

Dimanche 21/03/2010

Petit déjeuner relax, le temps est couvert mais la température est positive [+3°].
Au moment où Henri vent aller chercher sa presse, on s'aperçoit que j'ai laissé ma voiture à l'entrée du garage encore enneigé: il a été difficile de la déplacer, il a fallu trouver une corde pour la dégager.
De notre côté, nous sommes allés nous acheter dans le magasin de Fabrice deux paires de chaussures adaptées.

Lundi 22/03/2010
Notre première visite sera pour l'Italie, après Sestrières et ses deux tours dites mussoliniennes, à USSEAUX, au nom bien français comme bien d'autres dans la région qui, autrefois, a du être quelque peu bousculée au gré des guerres et invasions.
Il fait frais, le village est silencieux, pas de voitures, plusieurs constructions sont en cours de restauration en respectant le passé, d'autres maisons sont recouvertes de peintures murales représentant les métiers du village.

Nous descendons jusqu'en bas de la ruelle principale où se trouve un lavoir ancien, lui aussi restauré, laissant penser à la dureté de la vie, il n'y a pas si longtemps (écriteau en patois d'origine occitane).
Nous remontons pour rejoindre le restaurant que connaissent bien Françoise et Henri.
Le restaurant est sombre avec un plafond voûté, une table nous a été réservée - Henri est passé avant - au fond de la salle; la jeune et jolie serveuse, la fille de la maison, parle le français et prend notre commande et nous patientons avec un peu de charcuterie de montagne et de vin blanc.
Nous sommes ensuite servis par la mère, la patronne, qui ne doit pas rire souvent, visiblement elle n'a pas envie de plaire (mais selon Charlotte, elle ne serait pas heureuse en ménage...) ...du moins aux humbles français que nous sommes; en fait de français, nous sommes abordés par un vrai (définition: qui ne doute de rien!), en voyage avec son amie (mais oui, bien sûr) américaine, il nous raconte son amour pour le pays de Briançon, son histoire, ses rapports avec ce qui allait devenir l'Italie, sans omettre, pour nous plaire, qu'il avait, étant enfant, passé ses vacances à Groix, etc...

Menu

Risotto
polenta (crostini de polenta au gorgonzola et jambon cru),
faux filet au romarin,
tarte aux myrtilles
vin de pays
grappa offert par la maison.

Mardi 23/03/2010 (seule journée ensoleillée)


Petite ballade sous le soleil avec Charlotte et Annie jusqu'à l'antenne télé qui surplombe Montgenèvre, au dessus du chalet; il fait beau même si le brouillard appelé " La Lombarde" nous inquiète un peu; la neige fond et provoque des effets chimiques sous forme de bulles, type bave de crapaud. Je prends la photo du chalet que j'ai mise en tête du journal.
Les petits oiseaux piaillent, on sent le printemps, le grand réveil.
Au retour, nous tentons, Christian et moi, de rétablir sa messagerie.
Comme le beau temps continue, nous prenons les "œufs" pour aller déjeuner au restaurant d'altitude "La Bergerie":

Repas

petit demi en guise d'apéro,

daube de sanglier/frites pour moi, andouillette/frites, croûte jambon gratinée,

tarte aux myrtilles,

café, génépi offert par la maison,
                                   vin rouge de pays

Sur la terrasse, le garçon qui n'a pas sa langue dans la poche, des clients cherchant le soleil pour encore et  encore bronzer. L'ambiance est détendue. 
Pour revenir, nous descendons à pied en suivant les pistes les moins fréquentées, arrivée au village pour de petites courses, rentrée par la navette.
Monsieur a eu, finalement, droit à son cigare...mais dehors!

Mercredi 24/03/2010

Jour du marché à Montgenèvre. Charlotte achète des couteaux "céramique"; quant à moi, je descends un peu plus tard et rejoins les hommes au bistro "Le Graal".
Passage du camion de livraison de fuel avec sa devise: "La vie n'est pas si terne"...
Après-midi, sieste puis écoute de musique d'opéra par Pavarotti, Placido Dominguo....

Jeudi 25/03/2010

Promenade en face du chalet, le long d'une piste de ski de fond dans une forêt de mélèzes; nous voyons des traces d'animaux sur la neige [biches, lièvres]; une pluie fine commence à tomber, nous rencontrons quelques skieurs ou "racketteurs", nous passons devant une bien belle yourte; la pluie se transforme en neige.
Retour au chalet avec du pain et de la presse.
Après midi, encore sieste et musique d'opéra (concert de New York).
Henri et Christian regardent le matche de rugby "Toulon/Bourgouin".


Vendredi 26/03/2010


Peu de temps après le petit déjeuner, la neige s'est mise à tomber dru, ce qui nous fait inspecter notre itinéraire de retour de plus près et décider de descendre la voiture au bas du village pour n'avoir pas à souffrir de la descente demain matin.
Chose faite.
L'ambiance [extérieure] s'étant refroidie, nous faisons du feu dans la cheminée, buvons l'apéritif [un chablis 14 ans] mangeons des steaks et pâtes, ce qui a évité de sortir pou les courses.
Après le repas, la neige cesse de tomber et le soleil réapparaît; nous en avons profité pour aller à Briançon, la route étant déneigée [nous avons vu une biche près de la route, cherchant sans doute sa pitance de jeunes pouces de printemps].
Bricomarché où nous offrirons à Françoise un "serviteur" de cheminée, Société "Hérisson vert" à propos de la cheminée qu'ils ont installée au chalet, courses au carrefour market [où, avec mes lunettes foncées, on m'a pris, m'a-t-on dit, pour un inspecteur des services vétérinaires] et le boulanger.
Retour tranquille au chalet après avoir repris ma voiture, le temps s'améliorant.
Dernier spa pour nous décrasser avant le grand voyage.
Dernier apéritif aussi.


Samedi 27/03/2010

Réveillés plus tôt, nous constatons que la neige s'est remise à tomber pendant la nuit.
Dernier petit déjeuner, confection de nos sandwichs, embarquement immédiat de nos bagages, adieux et embrassades sincères, notre séjour aura été des meilleurs, soleil présent ou absent.
Nous prenons par l'Italie pour passer par le canal de Fréjus: très vite, il se mettra à pleuvoir et ce pendant tout le trajet, ce qui fait que nous sandwicherons dans la voiture près des camions de l'Europe de l'est, stoppés pour le week-end.
Quand nous serons arrivés en Sologne, mes co-voyageurs verront des familles de biches à peine apeurées dans les champs.
Christian fait un petit signe à sa chienne Alix du côté du Trévoux.
Et puis, et puis, nous finissons par arriver à bon port, tout de même bien contents de l'odeur de nos écuries respectives.

Que dire en final: Françoise et Henri ont quinze ans de plus que nous, ils ont toujours une vie intense, leur vie à Montgenèvre puis à Concarneau , la reconstruction du chalet, leurs problèmes constants et renouvelés avec leur famille ou leurs amis...ils sont néanmoins chaleureux, généreux, sincères, ils demeurent modestes malgré leur réussite, je crois qu'on peut leur dire: Chapeau et merci!Quant à nous, les Tophaéli (en arabe: ceux qui se font inviter) nous nous sommes bien arrangés même si les deux épouses, entre deux parlottes, en avaient parfois après leurs ranwoueneurs (orthographe supposé) de maris!